MARQUE DÉMÊLANTE

Ceci n’est pas du marketing !

Ici on crée des ponts, on se rencontre.

Ici il s’agit de l’essentiel et de ses possibilités infinies.

 

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Le plaisir, ce gros mot !

Bonheur au travail, mon idole.

Cette idole matérialisée sous forme de team building coloré, de chief happiness officer, de conventions où l’on danse sur « Happy » de Pharrell Williams ou de formations dopées aux mantras « good vibes »,

Le bonheur fait l’objet d’un culte.

Je me demande. A quel moment avons-nous arrêter de distinguer fun et bonheur ?

A quel moment avons-nous pensé pouvoir faire éclore la parfaite satisfaction de nos aspirations, notre bonheur donc, dans, de si, petites, cases ?

La réalité c’est que le management moderne (pas tant), crée ces « moments bonheur » comme des capsules récréatives. Ces instants, aussi fun soient-ils, vivent à l’extérieur de nos tâches professionnelles, comme des pauses anesthésiantes supposées nous rendre le sourire une fois retournés au bureau. Une illusion de bonheur dont l’efficacité se révèle dans l’augmentation des burn / bore / brown out. (Alerte sarcasme)

 

A quel moment avons-nous pensé pouvoir arriver à la case résultat, sans passer par la case actions ?

Dans les méthodes de gestion du temps et de l’énergie, on nous parle souvent de découpage. Découpez votre ambition en petites actions, nommez vos tâches, et vous atteindrez votre objectif de manière beaucoup plus efficace et agréable.

Du coup, si le bonheur au travail est mon ambition, quelles sont alors, après découpage, les petites actions qui la compose ?

Si le bonheur est un état ressenti comme agréable, équilibré et surtout durable, alors, sa version découpée est certainement le plaisir, sensation agréable de satisfaction, instantanée et de courte durée.

L’idée serait donc de réinvestir nos tâches avec plaisir.

  • Plaisir de faire,
  • Plaisir de créer,
  • Plaisir d’estime de soi.

 

Facile à dire.

 

Aimer-faire est une chose, savoir-faire en est une autre. Ah bon ?

Je n’ai pas besoin de vous donner l’étymologie du mot travail (instrument de torture, pour les retardataires) pour vous dire que le plaisir, ce gros mot, n’est pas le bienvenu dans nos bureaux, n’en déplaise aux RH militants du bonheur.

« Il faut souffrir pour être belle », il doit du coup falloir souffrir pour être bon. Logique.

J’ai du coup une pensée émue pour les artistes, en première ligne, qui essuient les tirs de jugements poussiéreux, assignant le plaisir à n’être qu’inertie et oisiveté.

 

Monde artistique VS Monde de l’entreprise : prise de conscience par l’analogie.

À la mode au temps de Molière, les farces, genre théâtral adressé au peuple pour son côté grossier, ses tromperies et ses bastonnades, ne nous font aujourd’hui plus applaudir.

Ce serait un beau coup de théâtre, que le monde du management se déleste de ses aprioris et emprunte, avec plaisir, quelques mises en scène. Le traditionnel monologue de l’entreprise serait remplacé par le précieux dialogue. La distribution des rôles serait faite pour exprimer les talents naturels et l’espace scénique donnerait du sens à la pièce autant que les hors scène.

A bon entendeur.

Parce que, à la fin, comédiens et metteur en scène, employés et entreprise,

 

C’est toujours le public qui décide.

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